Citation du moment

« On ne conduit le peuple qu'en lui montrant un avenir : un chef est un marchand d'espérance.»
Napoléon Bonaparte

mercredi 18 février 2015

Deux ans déjà : angoisse et espoir

Bientôt deux ans que j'écris sur ce blog.

Depuis quelques temps je suis de plus en plus discret sur mon blog. Mais j'espère revenir rapidement avec un nouveau format : des articles plus courts, plus incisifs, plus clairs, plus engagés, plus faciles à lire et partager. J'espère aussi attirer de nouveaux auteurs, ainsi je lance un appel à tous les lecteurs : vous voulez partager des idées ? Envoyez moi une proposition !

L'année dernière a été marquée par mon engagement dans le mouvement Nous Citoyens. Parce que faire de la politique seul sur un blog ne fait pas avancer le monde, alors j'ai fait le choix du pragmatisme. Quel mouvement était proche de mes idées ?

Je suis écologiquement inquiet, persuadé de la nécessité d'une Europe unie, fidèle au système par répartition qui caractérise la France, et convaincu que la liberté d'entreprendre, prêchée par les pères de la République, ceux là mêmes qui inspireront Marx, fait partie des solutions à apporter aux problématiques actuelles.

L'avenir parait bien sombre : près de 20 milliards d'euro empruntés depuis le début de l'année, un système scolaire en lambeaux, le chômage toujours plus important, ...

Mais je continue de croire en la France.
« Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l'inspire aussi bien que la raison. »
Charles De Gaulle, Mémoires de guerre, tome 1, Plon, 1954.

Cette idée de la France ce n'est plus celle de 1890, ni même celle de 1954, mais je suis convaincu que notre pays peut, et doit, rester une force qui compte dans le monde. Pour défendre des valeurs, pour défendre notre identité, notre langue, pour défendre la diversité partout sur la planète, pour défendre la planète elle-même.
Pour cela il faut arrêter au plus vite la descente aux enfers que nous subissons. Arrêter le gaspillage, redonner confiance aux français, innover tant technologiquement qu'humainement.

Pour cela et pour ceux qui sont mis à l'écart de notre société, je me suis engagé en politique. Parce que je ne crois plus aux débats stériles entre le PS et l'UMP, parce-que le centre ne sait pas s'imposer autrement qu'en supplétif de l'un ou l'autre, parce-que les écologistes se noient dans une piscine sociétale au lieu de s’intéresser à l'écologie, parce que l'extrême gauche ne propose pas de solution viable aux problématiques d'aujourd'hui, parce-que les souverainistes se croient encore à la tête d'un empire sur lequel le soleil ne se couche jamais, parce-que l'extrême droite nous rappelle les années les plus sombres de notre histoire, parce-que l'heure est grave et qu'il faut agir dès aujourd'hui, j'en appelle à tous les citoyens car notre République c'est celle du peuple, par le peuple et pour le peuple.

A tous ceux qui ne veulent plus subir, à tous ceux qui ne veulent plus être complice de politiques qui nous mènent au désastre, je leur dis : levez-vous ! 


jeudi 8 janvier 2015

La liberté ne meurt pas !

7 - 01 - 2015

Sombre début d'année.
Ayons une pensée pour les victimes et leurs proches.

Un symbole a été attaqué, mais la liberté n'est pas morte. En quelques heures des foules se sont mobilisés, plus de 100 000 français. Plus qu'un hommage aux victimes, j'y ai vu la véritable expression de la liberté et l'attachement de ces hommes et de ces femmes à cette idée.

Tous étaient présent à ces rassemblements pour la même raison : la liberté d'expression. Car même si toutes les divergences n'étaient pas effacées : patriotes, libertaires... chacun était libre d'être ici, de s'exprimer.

Non Charlie Hebdo n'est pas mort. La liberté ne meurt pas sous les balles, elle ne meurt du renoncement, de l'autocensure. Tous ceux qui se tairont face à violence tueront la liberté, tueront Charlie Hebdo.

John Kerry, Secrétaire d'État des États-Unis, s'est exprimé en français et a déclaré que ces libertés étaient fondamentales et que jamais elles ne disparaîtront tant que des hommes te des femmes se lèveront pour les défendre.

Le terrorisme et l'obscurantisme doivent être combattus partout, toujours et avec tous les moyens à disposition. Le plus noblement possible par la plume, mais n'oublions pas les efforts et sacrifices faits par nos soldats, et civils du renseignement. Ils vont porter la lutte sur le terrain de ces extrémistes, ici en France et ailleurs dans le monde. Ils représentent un bouclier, parfois poreux malheureusement, derrière lequel le glaive de la liberté d'expression doit continuer de travailler.

Si aujourd'hui Je suis Charlie c'est pour faire vivre la liberté.

mercredi 7 janvier 2015

Liberté


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Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Paul Eluard

mercredi 3 décembre 2014

L'incarnation de l'échec

Monsieur Sarkozy, vous avez eu le privilège et l'honneur de gouverner la France durant 5 ans. Vos méthodes ont enthousiasmé bien des français et personne ne vous reproche votre manque d'engagement personnel. Mais là c'est arrêtée votre politique : à l’énergie dissipée. Quelques mots mal placés, quelques actes mal orchestrés et vous êtes tombez dans l’abîme. Rejeté, vous avez échoué à l’élection présidentielle de 2012. Votre bilan, personne n'ose le faire. La gauche a peur de certaines convergences avec ses propres propositions, et, pire, la droite a honte de ces convergences tout autant que des débordements de votre personnage.

Après une courte retraite politique vous êtes bruyamment revenu au sein de l'UMP. Je ne vous reproche pas le principe du retour après une traversée du désert, mais votre désert fut parsemé d’oasis médiatiques, de conférences en communiqués de presse vous ne vous êtes jamais retiré de la vie publique.

Vous revenez sûr de vous, avec le même personnage, et vous comptez imposer à la France le choix d'une poignée de militants UMP aveuglés par votre aura. Mais vous n’êtes pas Charles De Gaulle en 1958, le peuple ne vous attend pas, vous n'avez aucune légitimité.

Après l’échec de votre politique de l'effet d'annonce, suivie de celle du compromis permanent de F. Hollande, les français perdent espoir. Nombreux sont ceux qui ne croient plus en la démocratie, d'où l'augmentation des votes blancs. Nombreux sont ceux qui ne croient plus en la classe politique actuelle, sorte de caste fermée sans aucun contact avec les citoyens.

Voila pourquoi, Monsieur Sarkozy, je conteste votre retour en politique : vous incarnez l’échec, l’échec d'une organisation, celle des partis déconnectés des réalités populaires.



Citoyens, citoyennes, ne laissez pas le pouvoir à ces pseudo élites qui font passer leurs intérêts personnels avant ceux de la nation, avant l’intérêt général. Rejoignez les mouvements citoyens qui incarnent le futur et le renouveau. Il est encore possible d'espérer, mais il faut agir aujourd'hui, demain. Se faire entendre en 2017, pour nous citoyens, est une nécessité.

jeudi 6 novembre 2014

Bâtir l'avenir

Depuis février 2013 je me suis efforcé de publier régulièrement sur ce blog des propositions pour le redressement de la France. Depuis l'automne 2013, il y a un an, j'ai cherché à fédérer autour de Certaines Idées une équipe pour travailler sur un projet politique complet, avec 2017 en ligne de mire : rejouer la charte de Nicolas Hulot en 2007. Malheureusement je n'ai pas l'exposition médiatique de N. Hulot ! Fédérer des citoyens autour d'un projet comme Certaines Idées n'est pas chose facile, si quelques lecteurs sont fidèles, mes articles n'ont suscité que trop peu de commentaires.

Loin de vouloir renoncer, j'ai voulu trouver une autre méthode, d'autres moyens d'action, car le constat est toujours le même : notre pays a un potentiel important mais les politiques menées depuis plusieurs décennies nous conduisent vers l’abîme. Les retours en politique annoncés de mammouths que l'on pensait fossilisés à jamais et la sclérose des partis de pouvoir ne peuvent que aggraver notre situation.

C'est en partant de cet état de fait que je suis aller à la rencontre de Nous Citoyens, un jeune mouvement lancé il y a un an par Denis Payre.
Impression
Le nom du mouvement ne présente aucune ambiguïté : rendre la politique aux citoyens. L’ambition est claire : arriver en 2017 avec un programme complet et un agenda de réformes très structuré, et cela avec une démarche participative.

J’ai trouvé, avec Nous Citoyens, un groupe motivé et dynamique, loin des clivages habituels. Le projet correspond à mes aspirations politiques : construire un programme pour 2017 était un des objectifs de mon blog Certaines Idées. Les idées correspondent en grandes parties avec celles que je développe ici depuis prêt de deux ans, comme par exemple le soutient à l’innovation et à l'industrie

Cependant le programme actuel de Nous Citoyens ne correspond pas entièrement à mes convictions. Mes lectures Gauliennes m'ont amené à croire en l'homme providentiel, providence refusée par Nous Citoyens. Le libéralisme du mouvement n'est il pas plus radical que celui que je propose ? (ici et ) Les ambitions écologistes de Nous Citoyens vont-elles aussi loin que les miennes ? (ici et )

Mais il vaut mieux soutenir aujourd'hui une politique cohérente que de chercher indéfiniment une chimère, celle de la politique idéale, ce qui ouvre la voie soit à l’absence totale de cohérence actuelle soit à des dérives extrémistes. De plus rien n’empêche de garder une liberté de parole même en rejoignant Nous Citoyens, et, mieux encore, la démarche participative devrait permettre aux inspirations citoyennes de s'inscrire dans le programme qui devra relever la France.

Le 20 octobre je titrais Schizophrénie, 16 jours plus tard on peu lire Denis Payre : « les politiques sont schizophrènes ». Les convergences de point de vu sont certaines.


lundi 20 octobre 2014

Schizophrénie !

Le 15 octobre 2014 le ministre de la défense a annoncé une nouvelle réduction du format des armées. Un régiment de l'armée de terre va être dissous, cinq bâtiments de la marine désarmés, une base navale fermée... Rappelons que les effectifs militaires auront fondu d’environ 80 000 hommes en dix ans (2009-2019). Or la guerre ne s’est pas arrêté le 9 novembre 1989, non la chute de l’URSS n’était pas la fin de l’histoire comme certains l’ont cru (cf. F. Fukuyama). Depuis nos armées ont été engagés à de multiples reprises, parfois dans des opérations contestables et contestés, mais jamais dans des guerres injustifiées. Mais cette réduction de nos capacités militaires pourrait simplement signifier un déclin choisi de la France, du moins un déclin de sa force militaire. Pourtant peu d’homme politique assument ce déclassement. Penser une France démilitarisé est respectable, ce n’est pas ma ligne politique mais je la respecte. Retirer aux armées toute capacité opérationnelle tout en voulant jouer les premiers rôles en Afrique, au moyen orient et ailleurs dans le monde est un procédé insultant à la fois pour les électeurs et pour les militaires. Encore une fois une ligne politique à long terme manque.

Jusqu’ici nous avons vu comment une majorité de la classe politique ouvrait au déclassement de la France sans assumer la moindre décision.

Mais arrive la schizophrénie : ce 15 octobre 2014 a donc vu 7 500 militaires quitter le treillis pour entrer dans le rang, le rang des chômeurs. 7 500 emplois c’est 10 fois plus de Gandrange ou Florange, tombeaux des ambitions sociales de nos deux derniers présidents. Mais 7 500 c’est moins que les 10 000 emplois espérés avec l’assouplissement des règles concernant le transport en bus annoncé le même jour. Voilà donc la schizophrénie du 15 octobre : Des annonces pour troquer 7 500 emplois existants contre 10 000 emplois possibles. Certes les potentiels emplois créés seront générateurs de richesses et ne pèseront pas sur le budget de l’état, mais qu’en est-il des capacités militaires ? Pensons-nous rejouer les taxis de la Marne en bus lors d’un possible Rezzou au Sahel ?

Quoi qu’on pense des capacités militaires de la France, ce n’est pas comme cela que la courbe du chômage s’inversera, ni comme cela que la croissance reviendra.


Autre jour, autre schizophrénie, sur l’écologie cette fois ci. Le 14 octobre 2014, la loi sur la transition énergétique est votée à l’assemblée nationale, parallèlement l’écotaxe (ou son substitut, d’annulations en reports on ne sait plus quel nom doit lui être donné) est abandonnée, suspendue, reportée. Quel belle volonté d’opérer une transition énergétique ! Au fait, les 10 000 emplois espérer du développement des réseaux de bus, ce sont des emplois à long terme ou la taxe sur le gasoil va les détruire avant même qu’ils soient créés ? Double schizophrénie !


Que dire de des autoroutes gratuites le dimanche ? Vive le gasoil à 10 centimes le litre ???

De la vente d’actif de l’état dans des sociétés versant des dividendes ? Dans un monde où les actionnaires arrivent encore à s’enrichir l’état ne veut plus jouer ce rôle, il faut donc soit en conclure que l’état ne veut plus s’enrichir, soit suggérer une schizophrénie...

lundi 6 octobre 2014

Idées résonantes

Pour changer de mes habituels longs articles voici quelques brèves idées et réflexions, partagées ou non.


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Il y a quelques jour le secrétaire général de la CGPME demandait de la stabilité fiscale et uns ligne directrice à long terme pour favoriser l'investissement. C'est une problématique que j'ai déjà pointé du doigt plusieurs fois : les errements politiques sont malsain pour la pays. Il faut agir vite pour changer notre pays, mais il faut surtout donner des assurances sur le futur aux entreprises, pour favoriser l'investissement, mais aussi aux hommes et aux femmes qui font vivre le pays au quotidien, pour qu'ils et elles aient foi en l'avenir.

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Le 25 septembre, Edgar Morin plaidait, lors d'un entretien diffusé sur la chaîne Public-Sénat, pour une ligne à donner à la France : une économie sociale tourner vers l'écologie. Ce plaidoyer doit être entendu : il manque à la France une ligne directrice à long terme, une projet d'avenir. De plus cette économie plus sociale, bien que libérale, et respectueuse de l'écologie est celle que je défends sur mon blog.

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Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti communiste français, a fait remarquer il y a quelques jours, que la BNP a affirmé à ses actionnaires qu'elle pourrait payer l'amende colossale de 6 milliards, imposée par les Etats-Unis, tout en maintenant les rémunérations actionnariales, Pourtant la BNP n'a pas répondu présente quand il s'agissait de refinancer Alstom ou quand il faut financer une PME ou une TPE, aussi simple qu'un restaurant.

Les circuits financiers sont parfois étranges... Les banques poussent au crédit à la consommation et refusent les prêts pour les entrepreneurs.

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Cette semaine, J.L.Mélanchon notait qu'il n'était pas cohérent de garder un budget à l'équilibre quand un pays peut s'endetter à des taux négatif . Il critiquait donc la politique Allemande d'austérité. Il a raison sur le fond : pourquoi avoir un budget à l'équilibre quand la croissance, l'inflation et le taux d'emprunt permet de ne pas perdre d'argent en empruntant ?
Mais s'il est bon de s'endetter pour investir, il est en revanche assez malsain de s'endetter pour de simples frais de fonctionnement, c'est pourtant le cas d'une partie de nos collectivités.

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Des initiatives vont dans le sens de la transition énergétique et de l'économie que je propose :
Par la limitation des déchets, voici le supermarché zero emballage à Bordeaux. Espérons que ces entrepreneurs réussissent et que d'autres germent ailleurs.
Les investissements citoyens pour financier son énergie, l’énergie de son village ou de sa région : énergie partagée. Une initiative qui va dans le même sens que la participation dans les entreprise, dans le même sens que la décentralisation des sources d'énergie.