Citation du moment
« On ne conduit le peuple qu'en lui montrant un avenir : un chef est un marchand d'espérance.»
Napoléon Bonaparte
lundi 20 avril 2015
lundi 9 mars 2015
L'avenir de agriculture
Bruno Le Maire affirme clairement qu'il faut arrêter de demander toujours plus d’efforts à la filaire agricole pour limiter son empreinte écologique. C'est une position irresponsable, dangereuse et tournée vers le passé.
L’agriculture française est en effet confronté à des problèmes de fond important : les contraintes écologiques sont nombreuses, contraires aux attendent des groupes de pression (lobbying), et rendent les produits français plus cher donc non concurrentiel avec l’étranger. Ainsi les agriculteurs français ont le choix entre ne pas vendre ou vendre sans marge.
La réponse de B. Le Maire vise à libérer les agriculteurs de ces contraintes pour les rendre plus compétitifs. C’est une mauvaise réponse. En effet la guerre de la compétitivité dans l’agriculture industrielle est d’ores et déjà perdue sauf à vouloir imiter un modèle américain où l’OGM est roi, où les producteurs de lait ne gèrent que des mouroirs de bêtes exploitées, où la chimiculture a remplacée l’agriculture.
La guerre agricole de demain sera celle de l’eco-responsabilité : la fin de la contre-productive profusion de pesticides, la fin de l’engrais à outrance qui ne favorise que certaines algues dans les cours d’eau, la fin de la monoculture créatrice de déséquilibres. Ainsi il faut renforcer encore et encore cette lutte contre l’éco-destruction.
Bien sur nos produits français seront bien plus chers que ceux venant de pays où l’agriculture restera le terrain de jeu d’industriels sans scrupules. Mais étant donné l’enjeu de sanitaire il est parfaitement possible de mettre en place des barrières à nos frontières pour interdire tous les produits ne respectant pas les mêmes exigences que nos propres agriculteurs. Ces barrières existent pour de nombreux produits : on ne trouve pas en Europe de voitures aux normes indiennes, de biberons aux normes chinoises, etc.
Par ailleurs, la taille des exploitations agricoles doit cesser d’être continuellement revue à la hausse. Ces modèles productivistes ne sont soutenus que par les multinationales vendant les intrants. En effet, des études de l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) ont montré qu’une exploitation de petite taille mais gérée de façon scientifique était plus rentable qu’une grosse exploitation industrielle. Ce type d’exploitation a taille humaine est doublement durable : d’un point de vue environnemental bien sûr, mais aussi vis-à-vis du nombre de personnes qui en vive.
Bien sur ces changements imposent des réformes de fond et un changement de notre façon de consommer. Les importations doivent être contrôlées : les produits ne respectant pas ces normes ne doivent plus être disponible sur le territoire. Il faut accepter, pour le consommateur, d’avoir moins de choix au moment de l’achat, et d’arrêter de réduire continuellement la part du budget destiné à la nourriture.
Monsieur Le Maire, vos propos sont inquiétants et vous décrédibilisent complètement vis-à-vis de tous ceux qui, à juste titre, ont conscience que l’écologie représente l’avenir.
samedi 28 février 2015
Dette : le fil sur lequel la France vacille
Près de 24 milliards d'euro empruntés depuis le début de l'année, 400 millions par jours, voici le triste bilan financier de notre pays.
Rien de grave me dirait vous : la France emprunte à des taux nuls, voir négatifs. Oui, pour les prêts de moins de 6 mois les créanciers acceptent de perdre un peu d'argent pour prêter à la France. Pourquoi ? L’assurance d'être remboursé. Au moins le monde nous fait confiance. Mais à la moindre secousse des marchés financiers et nous tombons dans l’abîme. Si demain nos financeurs commencent à douter de nos capacités à les rembourser, alors nous emprunterons à des taux bien moins intéressant. Un scénario à la grec se profil : 1 million de fonctionnaires remercier, les salaires de la fonction publique divisé par deux, la suppression d’une grande partie de l’assurance chômage, la baisses des retraites, l’effondrement de notre outil de défense, la fermeture des hôpitaux publique, le non remboursement de soins et médicaments,...
Bref, un drame économique, social et sanitaire, une véritable crise s’abattrait sur notre pays. Et si l’Europe résiste au séisme grec, elle ne pourra pas résister à un effondrement de la France. Si nous ne réagissons pas il ne nous reste que quelques années avant cette chute brutale.
La réaction qui se dessine est celle du Front National, mais en quoi la politique économique de Marine Le Pen peut-elle être utile à la France ? Le monde aime la marque France, pourquoi le dire que nous ne l’aimons pas ? Pourquoi se priver de cette opportunité ?
La politique actuelle du gouvernement va dans le bon sens, mais le rythme est ridiculement lent.
La politique de la droite entre 2007 et 2012, n’était pas aussi mauvaise que l’image qu’elle a laissée, mais elle était, elle aussi, terriblement lente dans sa démarche réformatrice. Aujourd’hui règne un flou sur le programme de cette formation politique, on est même en droit de se demander si cette droite existe toujours.
Il est urgent que le peuple se lève et en appelle à une autre politique. Syriza en Grèce, Podemos en Espagne semblent être en mesure de changer les règles établies. La même démarche doit être entamée en France dès aujourd’hui.
Citoyens, adhérez, et votez, à des formations qui proposent une autre vision de l’avenir, dans le respect des libertés. L’heure du vote utile visant les grands partis est révolue, nous devons changer maintenant et volontairement avant d’y être contraint par la force des choses, comme en Grèce.
Parce que sauver notre système sociale est encore possible, parce que faire face ensemble à la mondialisation et à l’uniformisation du monde est un devoir vis-à-vis du futur, parce que faire vivre la liberté est une nécessité, je dis, comme j’en prends l’habitude désormais : citoyens levez-vous !
mardi 24 février 2015
L'aura internationale
Il y a un domaine où nos hommes politiques excellent souvent : les interventions sur la politique internationale.
Alors certes on peut ne pas être d'accord, parfois on sans un manque de réalisme ou au contraire une pointe de mercantilisme qui vient tuer les grandes idées, mais dans l'ensemble les interventions de nos représentant à propos de la situation internationale sont, à juste titre, bien accueillies.
C’est par exemple le président de la République qui s'exprime sur la dissuasion nucléaire :
F. Hollande, 2015.
C'est aussi J.P. Rafarin qui plébiscite la politique de F.Hollande vis à vis de Bachar el-Assad. Ce soutient à nos hommes politiques lors de tels déclarations se mesure grâce aux différentes cotes de popularité : chacun se souvient du bon qu'avait fait la popularité de F.Hollande lors de l'intervention au Mali, et de celle, plus récente, après les attentats en France.
Mais pourquoi ces hommes sont-ils si bons, voir parfois sincères, quand il s’agit de politique internationale, et si lâches, voir si médiocres, lorsqu'il s'agit de politique intérieure ?
Simplement parce qu’ils laissent de côté leur animosité politique, stérile et malvenue, pour laisser place au pragmatisme et au patriotisme. Les raisons de cette différences de raisonnement entre politique internationale et intérieur vient peut-être d’une certaine forme de lâcheté : la politique internationale demande une posture, mais rarement une action, sauf dans le cas du Président de la République, alors que la politique intérieure demande des actes de la part de chacun. Pourtant pragmatisme et patriotisme sont attendus de nos représentants. Certainement pas des passes d’armes de principe sur des sujets qui font pourtant consensus.
Place au pragmatisme !
Place au courage, pas celui de dire non, mais celui de soutenir toutes les bonnes idées.
mercredi 18 février 2015
Deux ans déjà : angoisse et espoir
Bientôt deux ans que j'écris sur ce blog.
Depuis quelques temps je suis de plus en plus discret sur mon blog. Mais j'espère revenir rapidement avec un nouveau format : des articles plus courts, plus incisifs, plus clairs, plus engagés, plus faciles à lire et partager. J'espère aussi attirer de nouveaux auteurs, ainsi je lance un appel à tous les lecteurs : vous voulez partager des idées ? Envoyez moi une proposition !
L'année dernière a été marquée par mon engagement dans le mouvement Nous Citoyens. Parce que faire de la politique seul sur un blog ne fait pas avancer le monde, alors j'ai fait le choix du pragmatisme. Quel mouvement était proche de mes idées ?
Je suis écologiquement inquiet, persuadé de la nécessité d'une Europe unie, fidèle au système par répartition qui caractérise la France, et convaincu que la liberté d'entreprendre, prêchée par les pères de la République, ceux là mêmes qui inspireront Marx, fait partie des solutions à apporter aux problématiques actuelles.
L'avenir parait bien sombre : près de 20 milliards d'euro empruntés depuis le début de l'année, un système scolaire en lambeaux, le chômage toujours plus important, ...
Mais je continue de croire en la France.
« Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l'inspire aussi bien que la raison. »
Charles De Gaulle, Mémoires de guerre, tome 1, Plon, 1954.
Cette idée de la France ce n'est plus celle de 1890, ni même celle de 1954, mais je suis convaincu que notre pays peut, et doit, rester une force qui compte dans le monde. Pour défendre des valeurs, pour défendre notre identité, notre langue, pour défendre la diversité partout sur la planète, pour défendre la planète elle-même.
Pour cela il faut arrêter au plus vite la descente aux enfers que nous subissons. Arrêter le gaspillage, redonner confiance aux français, innover tant technologiquement qu'humainement.
Pour cela et pour ceux qui sont mis à l'écart de notre société, je me suis engagé en politique. Parce que je ne crois plus aux débats stériles entre le PS et l'UMP, parce-que le centre ne sait pas s'imposer autrement qu'en supplétif de l'un ou l'autre, parce-que les écologistes se noient dans une piscine sociétale au lieu de s’intéresser à l'écologie, parce que l'extrême gauche ne propose pas de solution viable aux problématiques d'aujourd'hui, parce-que les souverainistes se croient encore à la tête d'un empire sur lequel le soleil ne se couche jamais, parce-que l'extrême droite nous rappelle les années les plus sombres de notre histoire, parce-que l'heure est grave et qu'il faut agir dès aujourd'hui, j'en appelle à tous les citoyens car notre République c'est celle du peuple, par le peuple et pour le peuple.
A tous ceux qui ne veulent plus subir, à tous ceux qui ne veulent plus être complice de politiques qui nous mènent au désastre, je leur dis : levez-vous !
jeudi 8 janvier 2015
La liberté ne meurt pas !
7 - 01 - 2015
Sombre début d'année.
Ayons une pensée pour les victimes et leurs proches.
Un symbole a été attaqué, mais la liberté n'est pas morte. En quelques heures des foules se sont mobilisés, plus de 100 000 français. Plus qu'un hommage aux victimes, j'y ai vu la véritable expression de la liberté et l'attachement de ces hommes et de ces femmes à cette idée.
Tous étaient présent à ces rassemblements pour la même raison : la liberté d'expression. Car même si toutes les divergences n'étaient pas effacées : patriotes, libertaires... chacun était libre d'être ici, de s'exprimer.
Non Charlie Hebdo n'est pas mort. La liberté ne meurt pas sous les balles, elle ne meurt du renoncement, de l'autocensure. Tous ceux qui se tairont face à violence tueront la liberté, tueront Charlie Hebdo.
John Kerry, Secrétaire d'État des États-Unis, s'est exprimé en français et a déclaré que ces libertés étaient fondamentales et que jamais elles ne disparaîtront tant que des hommes te des femmes se lèveront pour les défendre.
Le terrorisme et l'obscurantisme doivent être combattus partout, toujours et avec tous les moyens à disposition. Le plus noblement possible par la plume, mais n'oublions pas les efforts et sacrifices faits par nos soldats, et civils du renseignement. Ils vont porter la lutte sur le terrain de ces extrémistes, ici en France et ailleurs dans le monde. Ils représentent un bouclier, parfois poreux malheureusement, derrière lequel le glaive de la liberté d'expression doit continuer de travailler.
Si aujourd'hui Je suis Charlie c'est pour faire vivre la liberté.
mercredi 7 janvier 2015
Liberté
Liberté de penser, d'écrire, de dessiner, de publier...
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Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom
Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom
Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom
Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom
Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom
Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom
Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom
Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom
Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom
Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom
Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom
Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom
Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom
Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom
Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom
Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom
Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom
Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom
Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom
Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom
Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté.
Paul Eluard
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