Citation du moment

« On ne conduit le peuple qu'en lui montrant un avenir : un chef est un marchand d'espérance.»
Napoléon Bonaparte

lundi 8 août 2016

Tremblez, tyrans et vous perfides

Les discours politiques de ces dernières années sont guerriers : la France attaquée, la République en péril, etc. Mais aucun de ces discours n'est suivi de faits : notre pays n'est toujours pas véritablement en guerre. La seule bataille menée depuis quelques années est celles des média, et même celle-ci est menée sans objectif stratégique. Un vide stratégique encore plus inexcusable lorsqu'il s'agit de nos soldats qui se battent, pour nous, les armes à la main.

Remplir nos rues de militaires et déclarer la nation en guerre est une chose. L'opération sentinelle rassure peut être une partie de la population, mais elle fatigue nos forces armées qui sont de moins en moins nombreuses et toujours moins financées.

Encore plus grave que l'inutilité de ces ostentations, depuis quelques jours même ces mises en scène guerrières semblent disparaître : on annule du meeting aérien de Marseille, puis la braderie de Lille,...

Est-ce donc cela la résilience de la France ?
Notre pays ne peut-il donc pas supporter ces terribles attentats?

N'oublions pas, pour le centenaires de la première Guerre Mondiale, qu'il y a fallut 1 millions 400 milles jeunes français tués en 4 ans pour que la France soit victorieuse, sans oublié les 17 millions de morts militaires comme civils sous d'autres drapeaux.

Est-ce donc cela la résilience de la France? Avons nous perdu, en un siècle, 99,98% de notre capacité à encaisser des pertes face à l'ennemi?

N'oublions pas, dans un autre contexte, que chaque année en France les violences conjugales font plus de morts que le terrorisme.

Est-ce donc cela la résilience de la France? Plier face à un ennemi aussi dangereux que les lâches qui s'en prennent à leur conjoint(e)s?

J'ose espérer que nous, la France, sommes capables de mieux...
Aux armes citoyens, ne doit pas être qu'une phrase, mais un état d'esprit.

mardi 26 juillet 2016

Des livres et du savoir : l'Allemagne en pionner?


Les décideurs allemands lisent-ils Certaines Idées ? J'en doute! Mais j'avais proposé ce mécanisme il y a quelques mois : Des livres et du savoir : l'autre réponse à l'immigration.

L'Allemagne parie donc sur le futur, c'est une bonne chose!
Mais une centaines de réfugiés formés ne suffiront pas. L'ensemble des pays européens doivent participer à cet effort de formation. L'Europe pourrait engager une action qui la grandirait, enfin...

Les septiques pointeront du doigt les coûts de tels dispositifs. Je répondrai en deux points. Premièrement, ces réfugiés sont là et continueront de venir car nous sommes leur seul espoir. Fermer les frontière c'est les condamner. Sommes nous prêts à avoir sur la conscience un massacre de plus? Sommes nous prêts à fermer les yeux sur un nombre de morts du même ordre de grandeur que les heures les plus sombres de notre continent? Sommes nous prêts à assumer une seconde guerre d'Espagne? Si nous ne le sommes pas, il faut donc considérer que ces réfugiés viendront. S'ils restent il faudra les intégrer, cela coûtera cher, très cher, et en ont-ils seulement envie? Je répondrai certainement non, la majorité aimerait retourner chez elle, dans un pays apaisé. Alors plutôt qu'assurer leur intégration, ou leur non-intégration au vu des récentes déconvenues sur le sujet, pourquoi ne pas les former pour la reconstruction de leur pays? Ce coût sera bien moindre qu'une providentiellement intégration et permettra une réduction des flux migratoire sur le long terme.

Quelques approximations grossières sur le coût potentielle de ces deux mesures pour un couple.






mercredi 11 mai 2016

Un candidat à soutenir !

Suite à la publication de la vision d'une nouvelle société "Le projet CitizenLab", une candidature à LaPrimaire.org a été lancée en vue de l'élection présidentielle. Elle est portée par David Serot.

Vous pouvez retrouver les valeurs défendues ici, cette trame sera complétée dans les jours qui viennent.

Mais pour que notre travail ait un sens, 500 personnes doivent nous soutenir sur la plateforme LaPrimaire.org. Pour cela je compte sur vous !

Afin de nous soutenir il faut vous inscrire sur le site et vous laisser guider... Prévoyez 5min!

Plus qu'un candidat ou un projet, ce soutien permettra d'envisager un vrai choix en 2017... même s'il ne s'agit pas de David Serot !

jeudi 28 avril 2016

Le projet CitizenLab

Plus qu'un projet politique, CitizenLab propose une nouvelle vision pour la France. Parce-que les codes que nous connaissons doivent changer!

La plupart des idées et toutes les institutions connaissent un terme à leur existence. Le moment est venu, devant le grand tourbillon dans lequel la France est entraînée, de procéder aux profonds changements dont notre Pays a besoin. Face à la « société de défiance » et ses conséquences économiques, sociales et politiques catastrophiques pour la cohésion nationale, face à la mosaïque de corporations et de rentes qu’est devenue la France, nous proposons de reconstruire une société dans laquelle les français retrouveront leur unité et le sentiment d'appartenir à un projet collectif.

Avec six grands chantiers:
  • Faire émerger une nouvelle économie qui intègrera le plus grand nombre.
  • Construire le contrat social du 21ème siècle.
  • Replacer l’éducation au cœur de notre idéal républicain.
  • Redonner au Peuple une libre capacité de prendre les décisions qui lui importe.
  • Refonder le rôle de l’Etat.
  • Reconstruire une Europe citoyenne.

L'ensemble du texte est disponible ici: La Nouvelle Société.

On retrouvera bientôt un candidat portant le projet de l'association CitizenLab au sein de laprimaire.org !

lundi 18 avril 2016

Le temps du travail de réflexion sur le travail

Une loi sur le travail fait des ravages depuis quelques semaines. Une opposition stérile a lieu entre syndicats patronaux et représentants des salariés soutenus par les étudiants. Au milieu il y a, comme souvent, la majorité silencieuse, acquise à aucune de ces positions tranchées. Au milieu il y a ces français qui ont peur, qui sont en colère, qui perdent espoir, qui sont au chômage.

Tant d'énergie gaspillée pour un résultat nul: cette loi est une défaite avant d'être écrite, quel que soit son contenu final.

L’origine des maux? Je placerai volontiers absence de dialogue social, déjà pointé du doigt à différentes reprises sur ce blog. Cette loi a été écrite dans un bureau parisien, et plus ou moins négociée avec des syndicats non représentatifs.

Le grand débat est celui de la flexibilité pour l'entreprise et de la sécurité pour le salarié. Mais pourquoi les opposer? Pourquoi pas la flexibilité et la sécurité pour tous, salariés comme entrepreneurs? Le problème est là: une loi travail sans chercher à abandonner un modèle à bout de souffle pour fonder une société nouvelle. C'est un sparadrap de plus sur le navire qui sombre. Il faut changer de modèle bien plus profondément, trouver un équilibre nouveau.

Voici quelques propositions à approfondir:
La représentativité des syndicats. Des voix s'élèvent pour mettre en place un chèque syndical que chaque salarié devra donner à une organisation. Dès lors les syndicats devront séduire les salariés, vraiment travailler pour le bien commun, et leur financement sera directement lié à ce soutien des travailleurs. Le poids de négociation de ces super-syndicats sera décuplé.
Revenu de Base. Un revenu assuré à chaque citoyen pour l'ensemble de sa vie permet la sécurité pour tous. Ce revenu serait aussi un fabuleux moteur d’ascension sociale, via par exemple un accès bien plus aisé aux études supérieures, longues et coûteuses. De plus, il favoriserait la prise de risque et le développement de modèles alternatifs (économie circulaire, etc.).
Contrat de travail. Il existe aujourd'hui une multitude de contrats courts: pour les cadres, pour les saisonniers, pour le bâtiment, limité en durée ou à la tâche,etc. Une simplification est nécessaire. Le contrat unique fait peur, mais on peu rassurer avec des mécanismes tels que le revenu de base évoqué ci-dessus, ou encore une indexation de la prime de licenciement sur la marge de l'entreprise, et de son évolution sur les derniers mois/trimestres/années, ainsi que sur la situation du marché au niveau national/européen/mondial. Se séparer d'un salarié devra donc être justifié et permettre à ce salarié de rebondir.
Impôt. L'impôt sur les entreprises pourrait aussi évoluer et être indexé sur la marge et l’investissement des entreprises.
Changement de modèle. Un changement de modèle socio-économique pourrait être favorisé via des exonérations de charges sur des actions d'entreprises visant à donner plus de pouvoir d'achat aux salariés et à promouvoir des modèles alternatifs. Cela pourrait être, par exemple, la création d'AMAP (Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne) pour les salariés.

mercredi 9 mars 2016

Damier citoyen

Les mouvements citoyens, ces regroupements d'hommes et de femmes, ont le vent en poupe. Mais qui sont-ils ? Que font-ils ? Quels sont leurs objectifs ? Questions difficiles au vu de leur diversité.

Des centaines de "mouvements citoyens" existent en France.
Ils ont des statuts différents : associations, partis politiques ou simple collectifs sans existence juridique.
Ils ont des tailles différentes : de quelques individus à quelques milliers de membres.
Ils ont des ambitions différentes : faire émerger des idées, faciliter les débats, construire un programme ou un nouveau modèle de société, trouver des candidats, préparer des élections, etc.
Ils ont des échelles différentes : nationales comme local, de l'élection présidentielle aux législatives ou municipales, de l'action de quartier à la mobilisation régionale, etc.

Idéologiquement ces mouvements portent des valeurs communes : celle de la démocratie. Cette démocratie aujourd'hui en même temps si loin, confisquée par nos soi-disant représentants, et si proche car accessible via des élections libres.

Ce front démocratique commun mis à part, un damier multi-dimensionnel apparaît.
Déjà sur les modalités de démocratie: directe, semi-directe, représentative, ouverte, technophile, ...
Puis sur l'ensemble des autres valeurs : écologie, productivisme, libéralisme, Europe, finance, culture,...

La cartographie de ces mouvements est donc impossible de façon aisée, seule une représentation mathématique dans un univers à X dimensions aurait du sens. Les clivages, droite/gauche/progressistes/conservateurs, des deux derniers siècles sont à enterrer.

Cette diversité est un inconvénient : lors d'une élection, 50 fois 1 % ne donne aucunement une majorité nécessaire pour gouverner. 

Mais cette diversité est un avantage : les débats sont possibles, or les débats sont l'essence même de la démocratie. Contrairement aux partis de pouvoir, dans les mouvements citoyens les idées fusent, les gens échangent, le monde est imaginé, démonté et remonté.

Reste à trouver la formule qui NOUS permettra de remettre la main sur le pouvoir, la formule qui NOUS permettra de sortir de l'impasse actuelle, la formule qui NOUS permettra d'envisager sereinement l'avenir.

Cette formule ne sera pas proposée par un mouvement, ni par un homme, mais elle sera un acte collectif.
  • Une grande alliance des partisans de la démocratie pour changer le système et permettre à tous de s'exprimer?
  • Des groupes locaux qui, cassant les clivages traditionnels, seraient soutenus par de nombreux mouvements citoyens différents et qui iraient conquérir l'Assemblée Nationale?
  • La construction de grandes alliances autour de projets idéologiquement concurrents mais tous viable?
  • Une autre formule? Une somme de formules complémentaires?

Un grand travail reste à faire pour qu'une solution émerge, pour que chaque s'y reconnaisse, pour que les travers des partis traditionnels ne reprennent pas le dessus...

Une vitrine des mouvements citoyens se construit ici: Agora2017
Des outils numériques apparaissent pour nous aider dans cette quête, tel que LaPrimaire
Des regroupements ont lieu, tels que Synergie Démocratique ou encore CLIC-RIC (Référendum d'Initiative Citoyenne)

La démocratie n'en n'est qu'à ses balbutiements, nous avons encore à apprendre, mais le mouvement est en marche.

jeudi 4 février 2016

L’omni-capteur, la protection citoyenne

Vivre en 2030 avec un capteur universel dans la poche...

Puis-je faire remplir la théière familiale avec l’eau du robinet ce matin du 26 aout 2030 ou dois-je préférer une eau minérale ? Je verse quelques gouttes d’eau sur [...]

Vous pouvez retrouver l'intégralité de mon article ici: vivreen2030 !

Un est le bienvenu !

mercredi 20 janvier 2016

La guerre de retard

Le monde change et certains persistent à ne pas s'en rendre compte.

En quelques année une pratique est apparue et s’est démocratisée : le co-voiturage. Encore marginale il y a quelques années, réservée aux amis ou à quelques amateurs, cette nouvelle façon de voyager s'inscrit dans une révolution numérique globale, mais aussi dans l'éclosion de l'économie sociale et solidaire, dans la prise de conscience environnementale et dans l'évolution du monde porté par les nouvelles technologies et les nouvelles générations. (une vidéo à voir sur ces nouvelles génération ici)

Ce nouveau monde ne va pas attendre son tour, ce nouveau monde est en train d'éclore.

Pendant aérien du covoiturage, le "co-avionnage" est une pratique qui se développe sur le même modèle (ici). Des avions volent, autant qu'il volent avec des passagers.

Mais en ce début d'année, la DGAC (Direction Générale de l'Aviation Civile) coupe les ailes aux start-up de "co-avionnage" via une réglementation aberrante. Résultat? Ces jeunes entreprises de talents, les cerveaux à leur origine et surtout les emplois associés partent en Allemagne ou ailleurs. Ailleurs, Airbus et Uber se livrent à des expérimentations de transport à la demande en hélicoptère (ici), mais ce sera aux Etats-Unis.

Rien de grave : il n'y a que 10 % de la population active au chômage en France, voir 20 % si on prend les vrais chiffres...

Pourquoi interdire le "co-avionnage" ?
Parce que l'on est accroché à un système moribond. Il y a certes des raisons de s'interroger sur cette pratique, notamment vis à vis de la sécurité des vols, il y a probablement à réfléchir sur un encadrement de la pratique. Mais les mesures ultra-dissuasives prises par la DGAC s'apparente à une interdiction.

Cette interdiction prouve que si la France a les atouts pour répondre aux défis de ce siècle, nos décideurs nous imposent leur vision surannée du monde. Nous avons une guerre de retard.

Agissons!

mardi 12 janvier 2016

Des livres et du savoir : l'autre réponse à l'immigration

L’afflux de réfugiés que l’Europe connait aujourd’hui fait peur. Et ce à juste titre : nous avons des millions de chômeurs, des communautés non intégrés, des problèmes démocratiques, un modèle de société à réinventer et il faudrait accueillir, les bras ouverts, des centaines de milliers de réfugiés ? Cela fait peur et c’est bien normal, même si l’immigration est essentielle pour notre pays.

Une réponse de court terme a lieu : il est hors de question de laisser des milliers de gens fuyant la guerre mourir de faim devant nos frontières, quelles soient européens ou nationales. Mais l’hébergement d’urgence est une solution transitoire et il est hors de question d’installer des camps, comme nous l’avons fait lors de la guerre d’Espagne il y a 80 ans. Pourtant c’est bien cet avenir qui se dessine… Parce que le courage politique d’aujourd’hui vaut le désaveu fait à la République espagnol, puis à l’abandon de Munich. Car ce combat est le même, celui du savoir contre l’obscurantisme.

Une réponse politique de long terme doit être mise en place. Le thème de l’immigration choisie à de nombreux partisans. On accueillerait alors tous les réfugiés, mais nous ne garderions que ceux qui peuvent s’intégrer de façon optimale, à la fois socialement mais aussi économiquement. C’est une proposition viable d’un point de vue moral, mais il faut y ajouter un volet. Que vont faire les milliers ou dizaines de milliers qui ne pourront pas s’intégrer, soit par manque de volonté soit par limite économique ? Que vont faire ces immigrés refusés selon les règles de l’immigration choisie ?
C’est bien sûr cette question qui est clef !

La première réponse est de créer un environnement propice à l’accueil de façon global. Premièrement redressons notre économie dès lors les limites économiques à l’accueil de nouveaux venus seront moindre. Deuxièmement fondons un nouveau modèle de société pour permettre une intégration plus sereine : Il s’agit de changements multiples, d’une réforme de l’école au refus de la ghettoïsation. Dès lors les limites sociales à l’accueil de nouveaux venus seront réduites.

Mais nombre de ce réfugiés ne viennent que pour fuir la guerre, or fuir la guerre ne veut pas dire vouloir fuir son pays. Si nous les aidons, peuvent-ils retourner dans leur pays ? Et aidez leurs compatriotes à reconstruire un pays à leur image ? Une démocratie avec leur culture, et non pas une démocratie occidentale.
Si la réponse est positive alors c’est à cette solution qu’il faut travailler. Ne pas rejeter l’immigré, que ce soit aux frontières ou dans les ghettos urbains, mais chercher à l’élever par le savoir puis qu’il fasse, par lui-même, le choix de sa vie : rester dans son pays d’accueil ou partir reconquérir sa terre.

Après un XXème siècle dominé par les régimes totalitaires, des extrêmes droits au communisme, pourquoi le XXIème siècle ne serait pas celui de l’Internationale Démocratique ? Et cela sans autres armes que des livres, nous pourrions former une génération de soldat du savoir, enfin reprendre le flambeau des lumières.

mercredi 9 décembre 2015

Déni de démocratie

Les régions furent crées en 1986 avec un scrutin proportionnel simple. Un scrutin démocratique.

Mais rapidement un constat apparaît: impossible de museler les petites listes. Ce sont elles, avec quelques élus, qui font et défont les majorités. C'est le cas du Front National, représentant alors 10% de l'électorat, qui permet à des régions d'être gouverné à droite.

Comment faire, quand on est un soit-disant grand parti, pour évincer ces petites listes?

La solution fut de créer un mécanisme assez complexe de prime au gagnant. Le gagnant de l'élection remporte sa part de sièges, proportionnelle à son résultat, plus une prime qu'un quart des sièges. En ajoutant des règles de maintien au second tour à 10%, plus une possibilité de fusion entre 5 et 10%, on se retrouve avec un système complexe, illisible, qui favorise certains, et surtout ANTI-DÉMOCRATIQUE.

Les partis de pouvoir depuis 30 ans n'ont rien trouver à redire : les apparatchiks ne critique pas l'appareil. Pourtant la politique serait plus intéressante. Les citoyens pourrait véritablement influer sur les décisions, car ce serait les petites listes (communistes, front de gauche, libéraux, européistes, euro-septiques, etc.) qui décideraient des orientations régionales en appuyant ou non le parti majoritaire.

Ces dispositif anti-démocratique ont été mis en place, entre autre, pour évincer le Front National. Or aujourd'hui c'est lui qui en profite: droite et gauche ne savent que faire faire à un troisième parti qui représente 40% des votants. Avec le système anti-démocratique actuel, le FN va bel et bien prendre le pouvoir dans certaines régions. Mais pas parce qu'il représente la majorité, non, mais parce que le système lui offre le pouvoir.

40% n'a jamais fait une majorité, sauf dans le système oligarchique français de 2015.

Et l'on souhaite donner des leçons à travers le monde... Triste bilan d'un déni de démocratie qui perdure.

lundi 7 décembre 2015

Du constat d’échec au début d’un combat

Avec mon engagement pour la liste 100% Citoyen, voici mon premier échec électoral. Mais cet échec est partiel : en moins de deux mois, nous réunissons des milliers de voix, et si le score régional est très faible, dans certaines municipalités où nous pouvions compter sur des équipes constituées, nous avons rassemblés des citoyens qui cherchent une issue positive à la situation de notre société.

Mais le pire constat en ce lendemain d’élection est la faillite de notre démocratie : les valeurs humanistes sont balayées par la haine, la peur, et le renfermement. En région Auvergne-Rhône-Alpes, 57,25 % des électeurs font ce choix par l’intermédiaire des listes FN et LR. Pour nombre d’entre eux il ne s’agit pas d’un choix d’adhésion, mais d’un rejet de François Hollande, qui conduit au choix LR, ou d’un rejet de la politique traditionnelle, qui mène au choix FN.

Je vais designer quatre responsables :
  • Messieurs Chirac, Sarkozy, Hollande et vos lieutenants : vous avez utilisés notre système pour des batailles d’égo, vous avez délaissés l’intérêt général depuis longtemps.
  • Notre société : vous, moi, et votre voisin. Depuis de nombreuses années le peuple, celui qui devrait défendre la démocratie et l’intérêt général, est assisté, aliéné et se laisse dicter sa conduite.
  • Les médias : toujours en quête d’audience, ils bafouent leur devoir d’information, ils n’assurent plus leur rôle de lanterne éclairant le peuple.
  • Nous, mouvements citoyens, qui n’avons pas été capable, ces derniers mois, de construire ENSEMBLE une alternative crédible et véritablement tans-partisane.


Le combat, tant contre le FN et le système oligarchique, ne fait que commencer.

mardi 24 novembre 2015

Les 9 listes pour les élections régionales Auvergne-Rhône-Alpes

Le ministère de l’intérieur a publié les professions de foi de l'ensemble des candidats sur le site : programme-candidats.interieur.gouv.fr
En voici mon analyse.

Il est important de noter que certaines propositions sont reprises par l'ensemble, ou presque, des listes de droite comme de gauche :
favoriser l'apprentissage, aider les TPE/PME, soutenir les services publics de proximité, valoriser les trains régionaux,...
Espérons que ces mesures soient mises en place quelque soit l'issu de l'élection. Mais quelle est la crédibilité de chaque liste?

  • Jean-Jack Queyranne, tête de liste soutenu par le PS, est membre du conseil régional depuis 1978 ! Président de la région Rhône-Alpes depuis plus de 10 ans, il a enchaîné les mandats: maire, député, ministre... Politicien de carrière, il ne sait plus, depuis bien longtemps, ce qu'est la vie en dehors des ors de la République et de la Région. Sa liste propose des éléments intéressants, mais comment financer ces nouvelles mesures sans faire d'économie? En augmentant les impôts? En stoppant d'autres projet? Aucune idée. Mais certainement pas en réduisant les privilèges des élus, ni leur nombre.

  • Le rassemblement écologique, composé d'EELV, ND, et quelques autres mouvements, propose une politique certes teintée de vert, mais sans aucune innovation. Mais comment innover lorsque l'on est intégré au système depuis bien longtemps? La liste est portée par différents députés et maires, dont le maire de Grenoble, dont la politique déçoit même les sympathisants de son propre parti. Quelle confiance accorder à ces militants du système? Aucune.

  • Le Front de gauche, les communistes et MRC, souhaitent défendre l'humain. On peut leur donner raison. On ne peut leur reprocher que l’absence de vision économique et de proposition dans ce secteur.

  • Je finis les listes clairement identifiées à gauche par celle de Lutte Ouvrière. Fidèle à Arlette Laguiller, LO veut défendre les travailleurs. Etant donnée leur position sur l'échiquier, aucune proposition concrète n'est faite.

  • A droite, Laurent Wauquiez, ex-ministre-député-secrétaire général de l'UMP et actuellement maire, mène la liste Les Républicains (ex-UMP), supportée par une partie du MoDem, de l'UDI, et quelques autres mouvements. Une partie des propositions sont communes aux autres listes. Cependant l'accent est mis sur la sécurité. Cela pourrait être louable, mais je ne peux m'empêcher de revenir sur les récentes déclarations de Laurent Wauquiez : il propose, à l'échelle nationale, des mesures anti-constitutionnelles qui vont à l'encontre de l'état de droit. Laurent Wauquiez est pris dans le jeu de la surenchère avec le Front National, la dérive sécuritaire de la droite. Ce comportement est dangereux et il exclu, de fait, grand nombre de citoyen. Qu'est ce que l'UDI, soit disant indépendante, et le MoDem, viennent faire sur une telle liste? Aucune idée.

  • Avec des propositions à mi-chemin entre Jean-Jack Queyranne et Laurent Wauquiez, on trouve la liste Debout la France. Les propositions sont majoritairement bonnes, on regrette le soupçon de communautarisme et l’absence de proposition pour financer les mesures suggérées.

  • Un parti semble s'être trompé de campagne: l'UPR. Les proposition sont bonnes: moralisation de la vie politique, arrêt du gaspillage, référendum... Mais pourquoi parler de l'OTAN? de la sortie de l'Europe? Cette confusion entre les rôles de la région et ceux de l'Etat est dommageable à la démocratie, il y a des mots pour cela: démagogie, populisme...

  • J'en viens au Front National. Comme l'ensemble des listes déjà présentée, une majorités des propositions sont transversales. On retrouve globalement les mêmes propositions que Laurent Wauquiez: la sécurité, la police, la video-surveillance. Bref, des entraves aux libertés. Comme toujours dans la pensée du FN, on trouve des éléments issus de la gauche et des éléments sont en opposition avec la charte des droits de l'homme. Rappelons qu'arrêter de nourrir les clandestins, qui fuient des pays en guerre, s'apparente à un crime contre l'humanité.



Une alternative pour la région?
La liste 100% Citoyen, à découvrir sur mon blog (ici) et sur le site 100% Citoyen.
VOTEZ pour VOUS



Certains sujet, de compétence régionale n'ont, malheureusement, pas été abordé. Un exemple: déclarer la région "territoire hors-TAFTA".

lundi 16 novembre 2015

Où part le travail ?

Depuis quelques mois je suis en phase de création d'entreprise, et dans ce cadre je suis à la recherche d'un développeur informatique. Il y a quelques jours j'ai reçu une réponse à l'offre déposée sur la toile:
Une société me proposait de me louer les services d'un développeur pour des tarifs trois fois moins cher qu'une embauche, et ce en mode projet pour quelques jours, en CDD ou en CDI.

Comment?

Simple. Cette entreprise embauche dans un pays (que je ne citerai pas) où les salaires et charges sont plus bas qu'en France et vous envoie l'employé. Bien sur cette entreprise gère toute les contraintes administratives, et empoche une partie de la somme versée.

Le problème?

Il est double:
- Premièrement, ces pseudo-embauches n'aident en rien la résolution des problèmes économiques en France: les sommes versées ne reviennent pas, ou presque, dans les caisses de l'état (alors que c'est le cas pour une majeure partie des salaires classiques), et il y a toujours autant de chômeurs.
- Deuxièmement, ces personnes embauchées dans leur pays et envoyées en France touchent un salaire peut être correct pour leur pays, mais absolument pas en adéquation avec leur poste en France. Le tout avec la précarité d'un intérimaire, sans aucuns avantage.

Pourquoi ces propositions ont des chances d'être acceptées par les entreprises?

Parce qu’il est complexe et risqué d'embaucher en France.
Parce qu'il n'y a pas de loi pour encadrer le travail détaché.

On peut juste espérer qu'une tel prestation ne puisse pas être intégrée dans le Crédit Impôt-Recherche...

Et espérons qu'un encadrement de ces pratiques par le législateur ne tarde pas: elles sont indignes de notre pays, font le lit de l’extrême droite, et coûtent cher à la société.

vendredi 13 novembre 2015

Elections régionales Auvergne-Rhône-Alpes – 100% Citoyen

Elections régionales Auvergne-Rhône-Alpes – 100% Citoyen

De la liberté de la presse en 1881 au droit de vote des femmes en 1944, en passant par la liberté d’association en 1901, les citoyens français ont acquis de plus en plus de droits. Mais ces droits sont aujourd’hui bafoués par une classe politique qui s’accroche au pouvoir comme l’huitre aux rochers. La liste 100% citoyen, composé de citoyens de différentes sensibilités, souhaite changer ce système pseudo-démocratique et vous redonner la parole.

Cette classe de dirigeants aujourd’hui au pouvoir est déconnectée de la réalité. Cela favorise l’inertie et aucunes réformes importante n’est faite.

Nous entendons trop fréquemment que les caisses sont vides, pourtant notre pays, et notre région, n’a jamais était aussi riche : plus de 230 milliards d’euro de PIB par an pour la grande région Auvergne-Rhône-Alpes. Ainsi la solution n’est certainement pas l’austérité, ni les dépenses irraisonnées, la solution est celles de la dépense efficace. La liste 100% citoyen prône ce retour à l’efficacité budgétaire.

Mais l’avenir c’est aussi : se déplacer de façon non-polluante, donner une chance à tous les élèves de réussir les études, réduire la fracture numérique…

Les propositions :


samedi 20 juin 2015

Le code du travail: un monument en ruine

Je ne lirai jamais le code du travail. Pourtant je serai obligatoirement lié à son contenu, en tant que salarié ou employeur. Je ne lirai jamais le code du travail car c’est un monument de 8000 pages. Ainsi, certains pourront abuser de ma crédulité, mon employeur ou mon salarié, sans même que je puisse le savoir.

Combien de salariés, dont les droits sont bafoués, vont jusqu’aux tribunaux ?
Trop peu.

Inversement, combien d’entreprises sont détruites à la suite d’une mauvaise interprétation de l’une des 8000 pages du code du travail ?
Beaucoup trop.

Un grand ménage est nécessaire, une simplification radicale: il ne s’agit pas de changer le contenu du code du travail, mais d’en changer la forme. C’est, en autre, la position d’Emanuel Macron, ministre de l’économie. Mais François Rebsamen, ministre du travail, y est opposé. Pourquoi ? Certainement en grande partie pour des considérations électorales ! Il remarque, à juste titre, que certains syndicats s’y opposeront.

Alors, Messieurs, prenez vos responsabilités : vous avez été élus pour cela !
Réunissez les représentants des syndicats, réunissez une assemblée de salariés et d’employeurs tirés au sort, ajoutez une poignée de juristes, et appliquez les règles du conclave. Exiger de ces états généraux un code du travail de 50, 100, 200 pages au maximum, qui garantira les mêmes droits et devoirs que le monument actuel. Il pourra ensuite être proposé à l'assemblée nationale.

Le dialogue sociale doit renaître, mais il ne réapparaîtra pas tel un phénix : il faut provoquer cette résurrection, il faut que l’ensemble des acteurs reprennent confiance les uns en les autres. L’indispensable simplification du code du travail est une occasion majeure de redonner au dialogue social la place qui doit être la sienne.

mercredi 17 juin 2015

Responsabilité parlementaire

En ce mois de juin 2015, la loi Macron est le nouveau sparadrap que propose le gouvernement. Elle ne va pas dans le mauvais sens, mais elle est bien légère cette loi...

Quoi qu'il en soit, faisant face à une opposition d'une majorité à l'assemblée nationale, le gouvernement a décidé de recourir à l'article 49-3 de notre constitution. Après plusieurs centaines d'heures de débats parlementaires et de nombreux amendements, le gouvernement passe outre le vote à l'assemblée nationale en engageant sa responsabilité.

Les députés dits de droite ont déposé une motion de censure visant à faire tomber le gouvernement, les députés appartenant à la majorité dite de gauche hurlent à la censure mais renouvelleront certainement leur confiance dans le gouvernement. Ce comportement est simplement puérile. En effet, la loi Macron va certainement bien plus loin sur le libéralisme que ce qu'a pu faire le précédent gouvernement, soit disant issu de la droite libérale. Les députés se voulant libéraux, soit une majorité de la droite actuelle, devraient donc soutenir cette loi et non chercher à déstabiliser un gouvernement qui avance dans le même sens que leur idéologie. Par ailleurs, la majorité de gauche qui refuse le libéralisme porté par le gouvernement devrait, sans hésitation, faire tomber le gouvernement en lui refusant leur confiance.

La démocratie parlementaire est pourtant bien loin de cela: les élus du peuples doivent faire et défaire les gouvernements, qui eux ne sont aucunement élus. Malheureusement ni les députés de gauche, ni ceux de droite ne veulent prendre leurs responsabilités, et nous restons dans le jeu stérile d'une opposition de principe entre une droite dépassée et une gauche perdue.

En espérant un sursaut démocratique demain à l'assemblée nationale, où chaque député voterait en conscience sur la ligne directrice du gouvernement et non sur des positions de partis qui n'ont jamais rien représenté...

mardi 2 juin 2015

Politique du patchwork : un sparadrap sur un navire en train de sombrer

26 200 chômeurs supplémentaires le mois dernier.

Ce chiffre cache une réalité encore plus inquiétante : cette hausse a lieu alors que le contexte économique est très favorable : le faible prix du pétrole et la baisse de la valeur de l’euro. Notre pays est malade: la croissance frémi sous l’effet de facteurs qui nous sont étrangers mais l’emploi régresse. Sans emploi, nous marchons droit vers l’effondrement de notre système, certes imparfait mais qui a le mérite de donner des conditions de vie décentes à une grande majorité.

Évidement ce chiffre, dramatique, du nombre de chômeur intéresse en premier lieu les demandeurs d’emploi qui voit leurs perspectives d’embauche se réduire encore plus. Tous attendent une réponse du gouvernement. 

Quelle est la réaction de notre gouvernement à l’annonce de ces chiffres? Quelles sont ses propositions pour sortir le pays de la chienlit ?
Sa mesure phare est un morceau de sparadrap sur la coque d’un navire en train de sombrer : 100 000 emplois aidés supplémentaires. Ces emplois subventionnés faciliterons la vie de 100 000 personnes sur 5 millions de chômeurs mais ne sont en aucun cas une solution : nous avons besoin de mesures fortes visant à rétablir l’emploi et l’activité économique sur le long terme.

Nous ne survirerons pas longtemps à cette politique du patchwork, entrée en vigueur à la fin des trente glorieuses lorsque les caisses étaient pleines.

Citoyens réveillez-vous et dénoncez par les urnes ces politiques de l’incohérence qui nous sont imposée depuis trop longtemps.

dimanche 17 mai 2015

Le reveil citoyen d'après M. Mélenchon

Dimanche 17 mai sur RTL, invité du Grand Jury, M. Mélenchon défend la création de comités citoyens :
N'abandonnez pas [la politique] aux appareils de partis. Faites des comités de citoyens, faites des listes comme cela. Si vous vous en remettez à ces appareils [de partis] vous aurez droit à ces gesticulations qui ne servent à rien.
J.L. Mélenchon, 17 mai 2015

M. Mélenchon, bien que nous ne soyons pas d'accord sur tout, nous avons des combats communs : un retour à une véritable démocratie où les appareils de partis perdent leurs pouvoirs actuels, la lutte contre l'ultra-libéralisme, la lutte contre le TAFTA, l'écologie...